750 grammes
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26 août 2008 2 26 /08 /août /2008 09:30

Un repas au mois d'âout:

Cette rencontre d'amateurs en terre Percheronne était prévue de longue date. Elle se voulait centrée autour de grands crus du Médoc que nous eûmes à coeur de bien accompagner.

Brut Selosse (dégorgement 12 / 05):

Couleur soutenue pour un champagne. Grande complexité au nez ( fruits secs, fines touches de noix, sensation truffée), bouche très longue à la minéralité crayeuse .

Aube des temps viognier 91: 

Robe très soutenue (plus par sa densité que par sa couleur). C'est un vin riche qui mêle le fruit à de fines notes boisées .Grande longueur en bouche et aucune trace d'usure!

Coulée de Serrant 90:(carafée 5h)

Couleur jaune paille clair. Nez de grande classe qui évolue à l'aération sur des notes fruitées (coing), minérales (terpènes) végérales (fougères?). La bouche ample, à la longueur "coupée" par l'amertume finale, suggére que le vin garde encore un bon potentiel d'évolution.



Sociando-Mallet 90:(carafé 1h 30)

Si la robe apparait sombre, elle montre des signes évidents d'évolution sur les bords.Nez classique de grand Médoc,cassis, pointe truffée, poivron grillé. Bouche longue aux tanins patinés.

Latour 90:(carafé 2h) 

Plus sombre de robe, Latour justifie son rang face au (très beau) vin précédent. Il exprime de délicates notes de fruits (compôte de fruits rouges ),d'épices, café, d'humus. Le toucher de bouche est délicat avec une belle présence arômatique, les tannins serrés et très fins émergent d'une finale extrêmement longue.

Haut-Brion 89:(carafé 4h) 

Robe plus légère que Latour avec plus de traces d'évolution.Au nez il est plus expressif que le précédent ( fruits compotés, truffe, sous-bois, réglisse...). La bouche, d'une profondeur étonnante,structurée par des tanins plus fermes et toniques que le Latour, est d'une persistante étonnante.
Sans être amateur de  Bordeaux rouges, on ne peut que s'incliner devant ces deux vins.

Rayas 84: 

Passer après de telles "pointures" pouvait se révéler difficile pour n'importe quel vin surtout dans un petit millésime. Il n'en fut rien! Rayas tint son rang avec d'autres arguments.
Robe rubis foncé aux reflets briques, plus légère que les deux vins précédents.Le nez s'ouvre petit à petit avec beaucoup de délicatesse : purée de fruits rouges, framboise, sucre d'orge, gentiane ... En  bouche on a la sensation d'un vin "vivant",très changeant dans ses arômes, long, aux tanins fondus, qui s'épanouit sur une fine amertume.

Pignan 86:

A peine gôuté. Dans l'esprit de Rayas(évidemment), plus léger, au fruit délicat, peut-être en léger déclin.

 

 


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10 juillet 2008 4 10 /07 /juillet /2008 21:52
4 juillet 2008

Une dégustation réduite à trois vins du fait des absences prévues et imprévues de certains dégustateurs. Mais une dégustation bien agréable "sous la tonnelle" après une belle journée d'été.

Pouilly-Fuissé 1 er jus 1998 Guffens

Une belle robe jaune citron avec des reflets verts. Nez de pain grillé, beurre, évoluant à l'aération vers des notes d'agrumes. La bouche est riche mais avec une belle acidité mûre qui équilibre le gras, le vin termine en longueur par des notes d'agrumes et  une fine amertume. Un très beau vin qui allie concentration et finesse.

Tapanappa Chardonnay 2005 (vin australien)

Robe pâle à reflets verts. Nez floral, notes de pêche, de fruits exotiques. Bouche longiligne, longueur moyenne, un dégustateur note la persistance de notes boisées. Le hasard de la dégustation a fait que ce Chardonnay a suivi le vin de Guffens et a un peu soufert de la comparaison. Un style plutôt délicat loin de la lourdeur de certains Chardonnay de Californie.

Château Bellet 2002

Robe paille. Nez miellé, capiteux. Bouche riche avec en rétro-olfaction des notes d'amandes amères, d'herbes aromatiques, bonne persistance. Un vin original et très plaisant.

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24 juin 2008 2 24 /06 /juin /2008 16:59

 Repas dégustation du 22 juin 2008 

Le menu proposé était un véritable défi à relever au niveau des accords mets et vins. Nous y sommes parvenus en n'hésitant à boulverser les conventions dans l'ordre des vins servis.

 

Le menu et les vins

 Amuse bouche: petits fours salés

Champagne Françoise Bedel « Dis vin secret »

Nuits Clos des Corvées 1999 domaine Prieuré Roch

 

Crème brûlée au foie gras

Château Bellerive 1988 Quarts de Chaume

 

Asperges à la croque aux fraises et au crabe

Chablis Montée de Tonnerre 1996 domaine Raveneau

 En dégustation (pause) : Hermitage 1992 domaine JL Chave

 

Crumble de saumon au coulis de poivron rouge

Champagne Grand cru blanc de blancs 1990 Jacques Selosse

 

Fromages

Château Léoville-las-Cases 1992

Domaine de Trevallon 1999

Côte-Rotie brune et blonde 1990 E. Guigal

 

Gâteau à la mousse de fraise

 

 

Commentaires sur les vins

Champagne Françoise Bedel « Dis vin secret »

 La robe est dorée, ce champagne d'assemblage est plutôt riche et vineux avec un côté raison mûr. Un domaine en bio-dynamie prometteur.

 

Nuits Clos des Corvées 1999 domaine Prieuré Roch

Il nous fallait déguster en Bourgogne rouge mais impossible sur les plats. La solution: le boire en apéritif! La robe opaque dénote un vin non filtré. Le nez est complexe avec des notes de prunes, de rose. La bouche est relativement suave (tanins fins extraits en douceur), bonne complexité.

 

Château Bellerive 1988 Quarts de Chaume

Robe or brillante. Nez de miel, d'anis, de fenouil. Bouche avec une sucrosité apaisé, belle rétro-olfaction sur une infusion de plantes.

 Chablis Montée de Tonnerre 1996 domaine Raveneau

 Beau nez de mousseron, d'agrumes, touches fumées. Bouche tendue et minérale avec des notes d'agrumes, très longue, extra!

 Hermitage 1992 domaine JL Chave

Robe grenat sombre très évoluée. Nez de jus de viande puis de guarrigue. Bouche avec des tanins bien fondus, très expressive et complexe, notes d'olives noires en finale. Une grande réussite dans un « petit millésime ».

Champagne Grand cru blanc de blancs 1990 Jacques Selosse

 Dégorgé le 20/10/1999.  Nez très pur avec des notes de brioche et d'agrumes. Bouche magnifique de pureté avec des notes crayeuses, très longue. Un sommet en Champagne.

Château Léoville-las-Cases 1992 Saint-Julien

 Robe grenat sombre. Nez de poivron grillé, de tabac. Bouche droite un peu austère avec des tanins fins et de la complexité.

Domaine de Trevallon 1999

Robe sombre encore peu évoluée. Nez de fruits noirs compotés. Bouche suave, bonne longueur, encore fraîche en finale. Une belle surprise.


 Côte-Rotie brune et blonde 1990 E. Guigal
 
Beau nez de tapenade. Bouche équilibrée avec des  tanins fondus et un bon équilibre. Le savoir faire de Guigal parle sur cette cuvée de grand volume.

 

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25 mai 2008 7 25 /05 /mai /2008 13:56

Le millésime 1996


La climatologie du millésime 1996 s'est caractérisée au cours du cycle de maturation de la vigne par une alternance de journée chaudes et de nuits fraîches. Il en a résulté une belle réussite en général sur l'ensemble des vignobles français avec de belles maturités associées à des acidités préservées, ce qui donnent des vins à la fois frais et mûrs en rouge comme en blanc.
La démonstration avec cette belle dégustation de vins à l'aveugle le vendredi 23 mai 2008.

Anjou blanc cuvée sélection 1996 domaine Robineau

Robe jaune paille.
Nez de coing puis des agrumes, des nuances plus minérales.
La bouche présente une attaque vive et un milieu de bouche ample avec des notes fumées, de miel et de cire, longueur moyenne. Une belle réussite.

Côteaux du Languedoc Grange des Pères 1996  

Robe grenat foncé.
Nez de fruits rouges avec du fumé et des notes végétales.
La bouche est sapide et dense reprenant des aromes de fruits rouges avec des nuances plus évoluées.

Bourgueil Les Perrières Pierre Breton 1996

Robe un peu moins sombre que le précédent.
Nez avec des arômes épicés, poivron, résine.
La bouche est souple et juteuse avec un côté exhubérant, finale réglissée.

Latricières Chambertin Faiveley 1996

Robe évoluée.
Nez changeant et délicat, fumé, rose, framboise.
Première attaque en bouche  souple puis retour de tanins encore présents mais qui n'arrêtent pas la perception du vin qui délivre en finale des nuances de réglisse et de cerise. Un vin complexe digne de son beau terroir.

Hermitage Tardieu-Laurent 1996

Robe noire.
Nez de café, chocolat, olives noires, épices.
Bouche très dense avec une grande finese de grain, grande  longueur.
Un très beau vin encore jeune, il promet beaucoup.  

 

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6 avril 2008 7 06 /04 /avril /2008 10:39

  Repas avec des vins de plus de vingt ans

  C'est un repas-dégustation exceptionnel que nous ont préparé  Nadine et Laurent ce samedi 5 avril 2008: des plats judicieusement choisis pour accompagner des vins vénérables de plus de vingt ans! 
Il est extrêmement rare de trouver des compte-rendus de dégustation d'aussi vieux millésimes. La presse spécialisée ne propose en général que des articles sur des vins jeunes et peu de particuliers ont la patience ou les installations de cave pour conserver les vins aussi longtemps. Dans la restauration, les rares  vieux millésimes disponibles atteignent des prix  stratosphériques qui les mettent hors de portée des amateurs (sauf si on est président de la fédération de football). Les vins présentés dans cet article sont donc en exclusivité mondiale!

Le menu


Mousse froide de Daurade, glace de homard 



Ris d'agneau, crème de topinambours

  

 

Aspic aux deux foies gras, gaufrette de pain d'épices


  

Gigot d'agneau en croûte de sel, "textures de légumes"

 


 

 

 

 

 

 
Fromages pyrénéens

 


Far aux montmorency meringues maisons

 

 

 

 


Les vins


Champagne Bonnaire GC Spécial Club 85

 

Belle robe dorée avec un fin cordon de bulles. Nez captivant avec des arômes de vieux rhum. Bouche relativement nerveuse et complexe avec des arômes de noix vertes, une finale très persistante comme une vieille eau de vie.

 

Champagne Jacquesson Signature 1988

 

La robe est plus pâle que le précédent et le cordon de bulles plus abondant. Nez de levures puis des arômes de vieil alcool (rhum). La bouche est droite et minérale, le vin semble encore très jeune avec une grande capacité d’évolution.

 

Jurançon Clos Joliette 1983

 

Robe magnifique vieil or. Nez original d’herbes médicinales, de vieille Chartreuse, de gentiane. Bouche demi-sèche avec une finale longue rappellant les arômes du nez. Un vin à la hauteur de ce terroir mythique.

 

Gevrey 1er cru Les Cazetiers 1983 Camille Giroud

 Robe rubis avec un dégradé orange. Nez subtil avec des notes musquées et de champignons. La bouche bien que légère présente un reste de tanins en finale avec un sensation de peau x de raisins. Le vin évolue bien à l’aération, des arômes de roses viennent le complexifier. Un Bourgogne élevé à l’ancienne mais qui a du style.

 

Château Margaux 1983

 Robe grenat très jeune. Nez de poivrons grillés, de tabac. La bouche présente une texture serrée mais  très fine et une très grande longueur quoique un peu monolithique. Il a encore de la réserve.
 

Châteauneuf du Pape domaine de Beaurenard 1985

 Robe grenat dégradée sur la frange. Nez évolué, olive, noix fraiche, camphre. La bouche est bien fondue et présente une belle longueur. Un bel exemple de la capacité à vieillir des Châteauneuf.

  

Madiran Domaine Pichard 1985

 Robe grenat encore très jeune. Nez de poivrons grillés, zest d’orange, quelques notes vanillées. Bouche dense encore compacte. L’ensemble des dégustateurs a cru avoir à faire avec un grand Bordeaux.

 

Muscat de Frontignan « Hors d’Age »

 Robe incroyable ambrée foncée. Nez de café, de chocolat. La bouche très longue reprend ces arômes de café, la sucrosité est équilibrée par une fine acidité. Ce vin confidentiel a été élevé plus de 40 ans en foudre.
 

Saumur Champigny Le Bourg 1993 Domaine Foucault


 

 


Ce vin de ce domaine réputé, non prévu au départ, a été dégusté en fin de repas pour le plaisir.

Belle robe rubis. Nez très délicat de raisins frais avec des notes de poivrons grillés. La bouche a un grain très fin avec des notes mentholées en finale. La grande classe sans ostentation.

 

 

 

 

 

     
  Pour finir, toutes nos félicitations à Laurent. Il n'est pas encore étoilé au Guide Michelin. En attendant que cette injustice soit réparée, il a déjà sa toque de "Grand Chef".

 

             

 

 

 

 

 

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20 mars 2008 4 20 /03 /mars /2008 11:36
Vin blancs 2001 et 2000
 
Cette dégustation à l’aveugle avait pour but de commencer à tester l’évolution de vins blancs de ces deux millésimes après quelques années de vieillissement. On estime en effet qu’il faut en général une dizaine d’année de vieillissement pour que les grands vins blancs atteignent leur équilibre et révèle tout leur potentiel.
 
Vouvray Clos du Bourg demi-sec 2001 Domaine Huet
 
Robe jaune paille. Beau nez miellée et citronné. Bouche très délicate et sapide demi-sèche avec une belle amertume (agrumes et minéralité) qui lui donne de la longueur. Un côté très « naturel » dans le vin qu’on retrouve souvent dans les vins issus d’une culture en bio-dynamie.
 
Jurançon sec cuvée Marie 2000 Charles Hours
 
La robe est plus dorée que le précédent. Le nez présente des touches lourdes oxydatives.
On retrouve en bouche avec ces notes entêtantes que ne compense pas l’acidité du vin. Un vin qui semble prématurément vieilli. En cause, l’élevage sous bois et le bâtonnage excessif qui ne semblent pas bien réussir au Jurançon sec.
 
Chassagne Montrachet 2001 Marquis de Laguiche 2001
 
Le nez de pain grillé est très marqué et s’épure difficilement à l’aération. La bouche présente une belle matière avec des notes beurrées et fumées, la finale reste marquée par l’élevage. Un vin avec un bon potentiel mais à attendre encore pour que l’élevage se fonde. Bien que non revendiqué sur l’étiquette, il s’agit qu’un premier cru Morgeot.
 
Sancerre Les Monts Damnés 2001 François Cotat
 
Robe très pâle à reflets verts. Nez très délicat et subtil avec de la pomme granny, des agrumes, des touches muscatées. La bouche est fruitée et complexe avec une minéralité marquée en finale (côté terpénique) et une grande persistance. Un grand vin assurément avec de la réserve.

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6 février 2008 3 06 /02 /février /2008 21:24
 
Côtes-du- Rhône 1995
 
 
Nous poursuivons notre étude des millésimes avec comme thème cette fois les Côtes-du-Rhône 1995. Le choix des bouteilles dégustées à l'aveugle a fait pencher la balance plutôt vers le sud de la vallée que vers le nord .
 
Châteauneuf-du-Pape Pignan 1999
 
Nous commençons par un vin d'un autre millésime. Le nez est très plaisant sur de la framboise, de la cerise à l'eau de vie. La bouche est dense et sapide mais la finale est un peu chaude (sensation d'alcool) avec une fine amertume. Il est encore légèrement dissocié et doit se fondre.
 
Cornas vieilles vignes 1995 Tardieu-Laurent
 
La robe est très sombre. Beau nez épicé avec des touches végétales (rafles). La bouche est dense avec du fruit noir (mûres) et des notes minérales de graphite. Un vin long et complexe avec un côté sauvage.
 
 
Châteauneuf-du-Pape 1995 domaine de la Mordorée
 
Robe grenat, nez complexe avec des notes de torréfaction, de foin coupé. La bouche est bien fondue avec un joli fruit (cerise confite), une bonne longueur. Un beau vin arrivé à maturité.
 
Châteauneuf-du-Pape Pignan 1995
 
Le nez a bessoin d'aération pour dégager de belles notes de moka et de fruits rouges. La bouche est suave, fondue (purée de fraise). Les tanins sont patinés, belle longueur. Le dernier millésime vinifié par JacquesReynaud.
 
 
Rasteau Fleur de Confiance 1995 Domaine de la Soumade
 
Robe impressionnante quasi noire et encore très jeune. Le nez est très serré et traduit un vin concentré avec des notes de cassis et végétales. La bouche présente encore beaucoup de mâche avec des tanins encore très présents. Un vin de très vieilles vignes peut-être trop extrait. A attendre mais ne risque-t-il pas de sècher?
 
 
 
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16 janvier 2008 3 16 /01 /janvier /2008 20:10

Dégustation de bourgognes 1995

Une dégustation qui a bien mal commencé mais qui s'est terminée en apothéose. L'explication dans les commentaires des vins.

Pernand-Vergelesses 1er cru Les Vergelesses Antonin  Guyon

Un beau nez framboisé avec des nuances de rose fanée mais la bouche décoit courte avec des tanins encore assez stricts.

Gevrey-Chambertin tradition Dom. Laurent

Bouteille ingoûtable complètement bouchonnée.

Pommard 1er cru Jarollières Boillot

Le nez présente de la réduction puis s'épure vers des notes de terres mouillées. La bouche est maigre avec une finale brûlante. Après la déception du Puligny-Montrachet Champ-Canet 1995 de ce même producteur http://www.degustateursdu31.com/article-6899294.html , ce Pommard ne corrige pas le tir. Ce producteur était pourtant encensé par La Revue du Vin de France, comme quoi il vaut mieux se faire une opinion par soi-même.

Sans concertation préalable, Jean-Claude et Hervé ont amené chacun un Mazis-Chambertin 1995 de Dom. Laurent. Heureusement il ne s'agit pas des mêmes bouteilles, car l'un est un Mazis A (vieilles vignes de 50 ans environ) et l'autre est un Mazis B (vieilles vignes de 80 ans!). Il s'agit donc du même terroir mais les vins proviennent de 2 sources différentes. On va donc pouvoir tester si les vins sont différents après le vieillissement en bouteilles.

Mazis-Chambertin cuvée A Dom. Laurent

La robe est opaque. Le nez dispense des parfums doux de fruits rouges avec des nuances plus torréfiéfiées de café. La bouche est concentrée, complexe avec une très grande longueur. Les dégustateurs remarquent le côté minéral (pointe de graphite) qui ressort dans la finale. 

Mazis-Chambertin cuvée B Dom. Laurent

La robe est plus sombre que le Mazis A. Le nez est moins sur le fruit, plus minéral avec des notes torréfiés et d'épices. La bouche est  concentrée,dense. La minéralité est plus présente que dans le Mazis A, on part sur de la terre mouillée, une pointe de réglisse en finale. Un vin moins évolué que le précédent, encore très jeune, mais fascinant par sa finesse de grain et sa complexité.   

  

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Au verso des bouteilles de Mazis, en filigramme de l'étiquette figurent le A et le B.

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12 janvier 2008 6 12 /01 /janvier /2008 10:21

Belles bouteilles de fêtes

Les fêtes de fin d'année sont l'occasion de sortir les "gros calibres" qui dorment dans les caves. Petit tour d'horizon des plus belles bouteilles qui ont disparu entre noël 2007 et le nouvel an 2008. 

Chez Bernard

Champagne  coeur de terroir 1996 Doquet-Jeanmaire  

Corton Charlemagne 1999 Prieur

Grands Echezeaux 1993 Dom. Laurent

Le dénominateur commun de ces trois bouteilles est la "race" des terroirs qui s'exprime, terme qui peut paraître bien abstrait mais qui prend tout son sens à la dégustation. La minéralité s'exprime ainsi dans le Champagne et le Corton Charlemagne (encore bien jeune) tandis que les vieilles vignes de 1926 du Grands Echezeaux traduisent toute la complexité aromatique de ce terroir magique. 

bouteilles de fêtes Laurent:

A Nancy chez des amis:

Cheverny Philippe Tessier: La charbonnerie 2005:
Fraicheur et minéralité de silex caractérisent ce vin très digeste.

Garanoir (nom du cépage) côteaux de Sienne2005 Cyrille Torent (A.O.C.Valais).
Vin dans l'esprit du précédent ,au fruité de cerise , soutenu par une fine minéralité,et  qui  fond dans la bouche: dificile de ne pas finir la bouteille....

 
A la maison:

Kagor de Massandra: (vin de Crimée) rouge liquoreux ;
Noir comme de l'encre ,il développe des notes de figue ,de framboise , de chocolat . Malgré ses 16 degrés d'acool il reste parfaitement équilibré grace à la fraîcheur apportée par le cépage Sapéravi et ses tanins extra mûrs.

Champagne cuvée Nicole Moncuit 95:
Ce vin, à la bulle fine mais assagie,  commençant  à évoluer vers des notes crêmeuses, reste marqué par la craie  des côteaux du Mesnil sur Oger.


Bonnes Mares 94 D. Laurent
Intensité moyenne de la couleur mais grand nez d'épices , fruits rouges, sous bois, avec une bouche délicate qui s'étire tout en longueur; 

Beaune Grèves 2001 D . Laurent:
Le grand terroir de Beaune , la vinification en raisins entiiers et un élevage sur mesure donnent ce superbe vin dans lequel subsistent de subtiles notes boisées . Mais c'est en bouche que celui-ci montre toute sa classe  combinant présence et légèreté , les tanins appraissant sur la finale pour signer une fin de bouche mentholée.

Chez Jean-Claude

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26 novembre 2007 1 26 /11 /novembre /2007 11:54

 

Dégustation de grandes bouteilles avec repas

Il n'était pas concevable de recracher le vin de ces grandes bouteilles de surcroit dans de vieux millésimes. Un petit repas a donc accompagné ces précieux flacons.

Ces bouteilles prestigieuses ont-elles été conformes à leur prestige? La suite dans le compte-rendu de dégustation.

 

Jambon Pata Negra Bellota: le nec plus ultra du jambon cru à base de porcs noirs de race ibérico nourris de glands de chêne, sèchage de 30 mois.

Petite video sur les bulles de champagne où Laurent est pris en flagrant délit de discrimination "positive" envers la gente féminine?

http://www.dailymotion.com/degustateursdu31/video/x3kfyr_mvi2007_blog


Champagne Bollinger RD 1988

Robe saumon clair! Nez puissant de pain rassi. Bouche intense et vineuse d'une longueur et d'une complexité impressionnante. Petits fruits rouges, champignons, humus, fruits secs, toutes ces saveurs se prolongent en bouche. Un très grand champagne! 



Quiche au saumon et fruits de mer

Meursault Perrières 1989 Comte Lafon

Nez subtil, des nuances florales, de vieille eau de vie. La bouche est moelleuse sèche et longue avec des nuances fumées et épicées en finale (cumin). Un vieux bourgogne blanc à point qui a perdu le caractère variétal du chardonnay et qui plait beaucoup à 4 dégustateurs. Laurent est un peu plus réservé en reprochant au vin un certain manque de minéralité.

Echezeaux 1989 Emmanuel Rouget

Robe rubis opaque avec une frange rose. Nez intense avec du fruit rouge, des épices, des nuances animales qui s'estompent à l'aération. Bouche très sensuelle, longue bien dans l'esprit de Henri Jayer dont Emmanuel Rouget est le neveu.


Colverts en cocotte, purée de céleris

Plateau de fromage


Hermitage 1988 La Chapelle Jaboulet

Robe grenat avec un dégradé sur la frange. Nez un peu retenu (surtout en comparaison avec le vin précédent) avec des épices, un peu de violette. La bouche est dense et moelleuse mais de nouveau, on a la sensation que le vin reste un peu sur une certaine réserve.


Côte-Rotie 1990 Les Grands Places Cluzel-Roch

En comparaison avec l'Hermitage précédent, ce Côte-Rotie délivre un fruit plus explosif, il est plus sensuel et féminin et ne montre de plus aucune trace d'ussure. Une très belle réussite dans ce très grand millésime.

 

On pourrait penser qu'une telle dégustation nous mettrait hors-la-loi en ce qui concerne le taux légal d'alcoolémie pour conduire. Cependant,  elle s'est étalée sur plus de  3 heures donc environ 0,15 g d'alcool par heure s'est éliminée. Eric qui, à tort ou à raison, est réputée comme le membre le plus fragile par rapport à l'alcool du groupe de dégustateurs, a testé son taux d'alcoolémie: l'image ci-dessous prouve qu'il était en deça du taux maximal (la zone verte ne dépasse pas le trait noir).. 

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