750 grammes
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26 août 2008 2 26 /08 /août /2008 09:30

Un repas au mois d'âout:

Cette rencontre d'amateurs en terre Percheronne était prévue de longue date. Elle se voulait centrée autour de grands crus du Médoc que nous eûmes à coeur de bien accompagner.

Brut Selosse (dégorgement 12 / 05):

Couleur soutenue pour un champagne. Grande complexité au nez ( fruits secs, fines touches de noix, sensation truffée), bouche très longue à la minéralité crayeuse .

Aube des temps viognier 91: 

Robe très soutenue (plus par sa densité que par sa couleur). C'est un vin riche qui mêle le fruit à de fines notes boisées .Grande longueur en bouche et aucune trace d'usure!

Coulée de Serrant 90:(carafée 5h)

Couleur jaune paille clair. Nez de grande classe qui évolue à l'aération sur des notes fruitées (coing), minérales (terpènes) végérales (fougères?). La bouche ample, à la longueur "coupée" par l'amertume finale, suggére que le vin garde encore un bon potentiel d'évolution.



Sociando-Mallet 90:(carafé 1h 30)

Si la robe apparait sombre, elle montre des signes évidents d'évolution sur les bords.Nez classique de grand Médoc,cassis, pointe truffée, poivron grillé. Bouche longue aux tanins patinés.

Latour 90:(carafé 2h) 

Plus sombre de robe, Latour justifie son rang face au (très beau) vin précédent. Il exprime de délicates notes de fruits (compôte de fruits rouges ),d'épices, café, d'humus. Le toucher de bouche est délicat avec une belle présence arômatique, les tannins serrés et très fins émergent d'une finale extrêmement longue.

Haut-Brion 89:(carafé 4h) 

Robe plus légère que Latour avec plus de traces d'évolution.Au nez il est plus expressif que le précédent ( fruits compotés, truffe, sous-bois, réglisse...). La bouche, d'une profondeur étonnante,structurée par des tanins plus fermes et toniques que le Latour, est d'une persistante étonnante.
Sans être amateur de  Bordeaux rouges, on ne peut que s'incliner devant ces deux vins.

Rayas 84: 

Passer après de telles "pointures" pouvait se révéler difficile pour n'importe quel vin surtout dans un petit millésime. Il n'en fut rien! Rayas tint son rang avec d'autres arguments.
Robe rubis foncé aux reflets briques, plus légère que les deux vins précédents.Le nez s'ouvre petit à petit avec beaucoup de délicatesse : purée de fruits rouges, framboise, sucre d'orge, gentiane ... En  bouche on a la sensation d'un vin "vivant",très changeant dans ses arômes, long, aux tanins fondus, qui s'épanouit sur une fine amertume.

Pignan 86:

A peine gôuté. Dans l'esprit de Rayas(évidemment), plus léger, au fruit délicat, peut-être en léger déclin.

 

 


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