Petite dégustation de blancs (2/9/05)
Pour cette rentrée, avec la chaleur qui persiste, une petite dégustation de vins blancs à l'aveugle s'imposait.
Vin n°1
Robe or pâle, nez floral, léger perlant en bouche donnant de la nervosité, fine amertume en fin de bouche. Un vin blanc qu'on identifie comme sudiste mais dont ne reconnait pas le cépage: il s'agit d'un 100 % grenache blanc, l'Anglore Terre d'Ombre 2004 d'un jeune vigneron Eric Pfifferling à Tavel, une découverte d'Eric.
Vin n°2
Robe or pâle, nez peu expressif, bouche avec de fines notes citronnées et anisées sur un fond minéral. On part sur un chenin vinifié en barrique! Erreur! Il s'agit d'un Bourgogne: Rully La Pucelle 1er cru La Pucelle 1999 du célèbre domaine Jacquesson.
Vin n°3
Robe plus dorée que les précédents, nez intense de grillé évoluant vers des notes plus complexes à l'aération, bouche tendue et d'une grande concentration avec un côté citronné insistant et des notes plus salines de coquilles d'huitres. On identifie sans problème un bourgogne blanc élevé en barrique mais de quelle appelation? Il s'agit d'un Beaune 1er cru Les Reversées 2000 de Dominique Laurent.
Vin n°4
On passe des vins secs à un vin liquoreux.
Robe vieil or magnifique, nez intense de gelée de coings avec des notes d'hydrocarbure, de cire, d'encaustique. Bouche avec une très grande persistance (8 à 10 caudalies), d'étonnantes notes de réglisse en rétro-olfaction.
Un vin testament d'une propriété qui a maintenant cessé de produire des vins.
Monbazillac Clos Fontindoule 1989 de G. Cros.
La photos des bouteilles
Vacances à Pleudihen-sur-Rance
Il n'y pas de vignoble dans les Côtes d'Armor mais les différents protagonistes de ces vacances avaient pris leurs précautions en emmenant quelques bouteilles à partager en toute convivialité. Ce
petit article aidera à se rappeller tous ces bons moments passé ensemble.
samedi 7 août
Pâté en croûte et andouillettes de Bourgogne au barbecue.
A l'apéritif, vin blanc du Languedoc (domaine de La Colombelle), muscat de Mireval et ratafia de Bourgogne avec des tranches d'andouilles.
En entrée, le pâté en croûte
Cuisson des andouillettes
Avant
Après: félicitations à Philippe S.!
Pour accompagner, après le blanc de Bourgogne, un vin rouge du Languedoc
Avez-vous vu le fim de Jonathan Nossiter: Mondovino?
Voilà un lien vers le site du film
http://www.mondovino-lefilm.com/entretien.html
Sinon, je vous encourage vivement à le faire, c'est très instructif pour comprendre l'évolution du vin dans le monde. L'auteur oppose deux types de
vins: ceux faits par des vignerons en symbiose avec leurs terroirs et ceux d'un style international faits par des puissantes compagnies comme Mondaviqui ont peu à peu racheté de prestigieux
vignobles un peu partout dans le monde et dont le style est quasi uniforme. Ce style "blockbuster" est symbolisé par les goûts du célèbre critique Robert Parker et par les vins conseillés
par l'oenologue-conseil Michel Rolland. Ce dernier n'a pas apprécié la manière dont le film le présente.
Ce film et les thèses un peu manichéennes qui y sont défendues sont évidemment sujets à débats. Pour exemple, veuillez suivre ce lien pour avoir l'opinion de Hervé
Bizeul ex-journaliste reconverti avec succèsdans le vin dans le Roussillon.
http://www.winemega.com/mondovino_comm_contre_f.htm
Une autre critique du film:
http://www.dvdcritiques.com/critiques/dvd_visu.aspx?dvd=3078
Le blog de Hervé Bizeul
http://www.closdesfees.com/dotclear/index.php?General
Dans son périple dans les vignobles du monde, le film passe évidemment par la Bourgogne région où le lien entre le terroir et le vin est très fort. Le domaine présenté est le célèbre domaine De Montille à Vonay. C'est l'occassion de présenter un personnage truculent Hubert de Montille.
Pour un avis sur le domaine et le style des vins, voilà ce qu'écrit le guide Bettane et Desseauve
"Ce domaine de référence est situé sur les meilleurs crus de Volnay et de Pommard (8 premiers crus) et depuis 1993, sur l'incomparable Caillerets, à Puligny-Montrachet. Le style du domaine est unique en Bourgogne. Détestant les vins alcooleux, Hubert de Montille s'est toujours refusé à chaptaliser au-delà d'un degré et vise 12°-12,5°. Mais il compense ce gabarit léger par une forece tannique. Grâce à de longues macérations, il obtient des vins d'une robe étonnante et d'une assise tannique sans pareille. Ils vieillissent sur plusieurs décennies; Les derniers millésimes vinifiés par Etienne, fils d'Hubert, montrent un assouplissement bienvenu des tanins plus civilisés que naguère, sans aucun affadissement de l'expression du terroir."
Je voudrais faire référence à une scène du film où l'on voit Etienne De Montille, stressé par les vendanges, vitupérer contre ses vendangeurs dans la parcelle
du Puligny Les Caillerets en leur reprochant de ne pas avoir ramassé tous les raisins. C'est évidemment le cru le plus cher du domaine et connaissant les petits rendements du domaine, on imagine
que le propriétaire n'a pas envie de perdre des bouteilles potentielles. Justement que vaut le Puligny Les Caillerets du domaine De Montille? Voilà la bouteille:
Sur le millésime 1997: devant des grands bourgognes blancs tels que celui-ci, on est ébloui par la complexité des arômes et la richesse de la bouche. Ici en plus des traditionnels arômes de pain grillé, on a des notes plus complexes d'herbes sèches et de sucre d'orgeat, la finale est très longue.
Au fait savez-vous où est situé le premier cru Le Caillerets à Puligny? Juste à côté du Chevalier Montrachet et du Montrachet.
Dégustation du 8/7/05 chez Laurent qui nous propose comme thème les rosés de table (dégustation à l'aveugle).
1er vin
Couleur ambrée! nez manquant de netteté avec des notes de tilleuils, de fleurs d'orangers. Bouche très nerveuse mais courte. Un vin vieux (trop?) non trouvé.
La solution: gris de Toul 1989, un rosé de Lorraine à base de cépage gamay
2e vin
Couleur rubis clair. Joli nez de fraise des bois, bouche plaisante finissant sur des notes de bonbons anglais. Très bon. On pense à un rosé de gamay ou de pinot.
La solution: Rosé des Riceys 1999 Domaine Horiot Père et Fils
3evin
Couleur vieil or! Dans son souvenir, Laurent pensait que ce vin était rosé, en fait c'est un blanc donc c'est le vin pirate de la dégustation.
Robe trouble notant un vin non filtré, nez oxydatif avec du beurre, de la pomme au four. Bouche grasse avec de la nervosité mais toujours des notes oxydatives. Vin introuvable.
La solution: The Picrate 1997 Eric Callcut. On peut lire sur l'étiquette: "ce vin a été déclassé de son AOC pour raison d'atypicité" Et pour cause: il s'agit d'un blanc de noirs à base de Cabernet-Sauvignon. Plutôt atypique pour un vin de loire!
4evin
Robe orange, nez capiteux de VDN avec des notes ranciotées évoluant vers de la gelée de coing à l'aération. Bouche puissante avec un rappel vers les arômes du nez, très agréable. On pense à un tavel 1996 (la connaissance de la cave de Laurent nous aide en la circonstance).
La solution: Tavel Château de Manissy 1996 tête de cuvée
Quelques images de bouteilles
Le Rosé des riceys
Samedi 4 juin 2005
chez Josiane et Bernard
Nous voilà de nouveau réunis pour un repas convivial arrosé de nos meilleurs vins. Pas d'images en direct hélas car la carte mémoire a connu une défaillance rendant illisible les images prises au
cours de la soirée. Entrons tout de suite dans le vif du sujet avec le menu et les vins.
Commentaires sur les vins
Champagnes
1) Cuvée Nicole Montcuit 1988
C'est un blanc de blanc du Mesnil-sur-Oger. Robe or paille, nez de raisins secs, bouche riche et nette, longue finale saline et minérale.
2) Substance Jacques Selosse
C'est un Avize, issu de vins de réserves où chaque millésime ancien "éduque" les plus jeunes dans l'esprit des Solera de Jerez, élevage en fûts de chênes. Robe or clair, nez brioché et des notes
d'agrumes, bouche avec beaucoup de gras mais aussi de la nervosité. C'est grand avec un côté naturel très proche du raisin.
Blancs
3) Berg Schlossberg Georg Breuer 1999
C'est un riesling allemand sur un terroir exceptionnel équivalent à un grand cru alsacien. Georg Breuer, un des meilleurs vignerons allemands, est malheureusement décédé.
Robe or pâle, nez minéral fumé typique des rieslings, bouche en contraste ronde et grasse avec en finale la touche fumée (empyreumatique) qui rappèlle le
nez.
4) Aube des temps 1990
C'est un vin de Pays d'Oc (le propriétaire est aussi décédé) issu de 100% marsanne avec un rendement de 11hl/ha. Carafage de 12 heures!
Couleur vieil or, nez oxydatif, cela ressemble à un liquoreux, pourtant en bouche c'est parfaitement sec, la longueur est moyenne. J'avoue que ce style ne
m'emballe guère, un vin un peu extraterrestre.
Rouges
5) Chambolle Charmes Ponsot 1995
Robe rubis opaque, vin non filtré, nez subtil de petits fruits rouges, bouche tout en délicatesse finissant sur des notes framboisées. Un Bourgogne classique
alliant fraicheur et finesse.
6) Pommard Charmots Denis Carré 1995
Robe rubis un peu plus sombre que le vin de Ponsot. Nez discret, en bouche les tanins sont encore présents, le vin reste sur le réserve. A attendre ou vendange pas
assez mûre?
7) Nuits Les Vaucrains Dom. Laurent 1995
Un des meilleurs et des plus célèbres climats de Nuits.
Robe rubis sombre, le nez part sur des notes exotiques avec un mélange de fruits et d'épices. Grande longueur en bouche avec de petites notes de musc. Un grand
Bourgogne.
8) Haut Marbuzet 1994 Saint-Estèphe
Sur un millésime peu réputé, ce grand classique de Bordeaux ne déçoit pas et propose un vin relativement concentré avec des tanins maintenant fondus, à point et
très bon.
Liquoreux
9) Côteaux du Layon Carbonifera Philippe Delesvaux
C'est un SGN de 2900 bouteilles seulement, "carbonifera" fait référence au terroir.
Extrême richesse de la matière avec un équilibre inouï entre la richesse en sucre et l'acidité, finale en queue de paon sur l'abricot confit.
Quelques images des bouteilles
Les 2 Champagnes
Les Blancs
Les Rouges
Pour faire le sorbet au Layon, il ne faut pas prendre un mauvais vin. On a choisi la cuvée de base de Philippe Delesvaux.