Samedi 21 janvier 2006
 

Une dégustation de Bourgognes

 

 

Vendredi 20 janvier 2006.

Nous commençons l'année 2006 avec de bonnes résolutions par une dégustation à l'aveugle de Bourgognes, 2 blancs et 3 rouges.

 

Chablis 1 er cru Les Lys 2000 W. Fèvre

 

Robe claire, nez plaisant floral avec des notes fumées, bouche vive citronnée avec une fine amertume en finale. Un vin très typique de l'appelation et reconnu comme un chablis par les dégustateurs qui commencent très fort l'année 2006!

 

Chablis 1 er cru Monts Mains 1995 Raveneau

 

Robe or pâle avec des reflets verts, nez très complexe miellé, bouche grasse avec une attaque beurrée relevée par une belle acidité, finale persistante avec une touche végétale (foin) et florale (fleur d'acacia). Un très grand vin un peu hors norme pour un chablis ce qui le rend difficile à identifier.

 

Chambertin Clos de Bèze 2000 Dom. Laurent

 

Robe rubis très sombre, opaque traduisant un vin ni collé ni filtré. Nez explosif de fruits rouges compotés, bouche moelleuse avec beaucoup de fruits équilibrée par des notes d'épices et de terre, longueur phénomènale.

Les dégustateurs ont identifié un vin de Dominique Laurent mais n'ont pas trouvé le terroir. Il est impossible de recracher un tel vin! Un signe qui ne trompe pas: il n'est pas resté à la fin de la dégustation la moindre goutte dans la bouteille.

Qu'est-ce qui fait la spécificité du Clos de Bèze de Dom. Laurent et le rend si accessible et plaisant même jeune? Les vignes dont est issu le vin sont situées près de la cabane rose des Marion, le coeur du terroir avec la meilleure exposition et le meilleur terroir. Complanté de vignes de 80 ans, tous les facteurs sont réunis pour créer cette cuvée magique.

 

Beaune Grèves 1997 Lafarge

 

Une robe rubis assez évoluée avec une frange orangée. Nez discret et classique de cerise à l'eau de vie. Bouche fine avec des notes de fruits rouges mais restant ferme en finale. Ce manque de moelleux est assez décevant dans ce millésime de grande maturité le Volnay Clos de Chênes du même propriétaire est généralement plus convaincant.

 

Vosne Romanée Les Brulées 1996 Engel

 

Robe rubis foncé, nez peu expansif avec un peu de réduction disparaissant à l'aération vers des notes épicées. Bouche sur du fruit rouge relevée par une acidité assez marquée, la finale reste ferme et manque de longueur. Ce vin, comme le précédent ,souffre de passer après l'extraordinaire Clos de Bèze. Néanmoins, sur ce terroir prestigieux de Vosne, il ne semble pas au niveau de celui du domaine Méo-Camuzet dégusté il y a quelques années.


 

Une nouvelle rubrique sur le site: les grands restaurants et leurs menus.

 

Hervé a beaucoup aimé le menu « Ode à la truffe » chez Michel Chabran à Pont-de-l'Isère

http://michelchabran.fr

Voici le menu

 

ODE A LA TRUFFE


Petites rattes écrasées

Asperges vertes et langoustine poêlée

Ravioles royales de la région de Romans, crème de ricotta et mascarporie

Rouelles de noix de coquilles Saint-Jacques marinées

Blanc de turbot grillé aux crêtes de coq, son fumet au jus de volaille

Consommé de homard aux châtaignes Artichauts violets en barigoule

Parmentier de gibiers à plumes

Aiguillettes de filet de boeuf "Charolais" à la moelle, jus au vieil Hermitage

Baguettine au Vacherin Mont d'Or, légèrement tiède

Crème brûlée et petites madeleines

Soufflé chaud au cacao

Truffes au chocolat amer

 

A menu d'exception, vin d'exception. Il a craqué pour le Châteauneuf-du-Pape cuvée Marie Beurrier du domaine Bonneau millésime 1997.

Un vin très rare à la hauteur de sa légende: concentré avec un fruit explosif et une longueur phénomènale.

Samedi 7 janvier 2006
 

Belles bouteilles de fêtes

 

 

Pas de dégustation de notre groupe pendant ces fêtes de noël 2005/nouvel an 2006 mais évidemment, chacun de son côté a bu de belles bouteilles.

En voici un échantillon

 

Corton Charlemagne 1989 Domaine Guyon

Le millésime 1992 du domaine nous avait relativement décu, mais sur ce millésime le vin est éblouissant et impressionnne par sa puissance, sa longueur et sa complexité. Un encouragement à suivre les préceptes de Michel Bettane et de laisser vieillir les grands vins blancs de Bourgogne. C'était hélas ma dernière bouteille!


 

Doquet Jeanmaire coeur de terroir millésimes 1989/1990

Il est fascinant de constater la différence de goût que le climat a imprimé sur ces deux vins. Le 1989 est plus rond, plus évolué dans ces arômes. Le 1990 est plus minéral avec une très grande longueur en bouche. Mon dieu que c'est bon le champagne quand il est réalisé par un grand vigneron sur un beau terroir!


Ruinart

Un brut sans année de très bonne facture concentré et bien dosé.


Sauternes Château Suduirant 1989

Un vin puissant mais raffiné dans un millésime légendaire.

 

Mazis Chambertin 1995 Dominique Laurent

C'est aussi un Mazis « A » comme celui dégusté à Bidaray

http://admin.over-blog.com/admin-article.php?a=2&recherche=&page=&filtre=&tri=0&Id=1188059&From=1


Clos des Lambrays 1993

Un grand cru de Morey en qusai monopole. Un vin plus raffiné que puissant avec une très belle finale épicée et fumée apportée par ce beau terroir.


Corbières 2003 Embres-et-Castelmaure cuvée n°3

Issu de la collaboration de la cave coopérative et de l'équipe Tardieu-Llaurent, voilà un Corbières hors norme gorgé de fruit et qui a su éviter le piège de la surextraction dans ce millésime caniculaire.



Mon cadeau de Noël: Meursalt de JF Coche-Dury et Gevrey de Bernnard Dugat-Py et Denis Mortet. Ca promet!


Réveillon du nouvel an d'Eric et Laurent


Champagne Lilbert& Fils Grd Cru Blanc de blancs (apéritif)

Bulle très fine avec une belle effervescence. Nez un peu en retrait avec des notes agrumes  mais une belle longueur

Champagne Drappier Cuvée Grande Sendrée 1999 (foie gras)


On retrouve un peu la couleur légèrement rosé du brut sans année (4/12/2005) et la même finesse de bulle avec une puissance et une longueur plus grande, le côté vineux se conjugue d'une facon remarquable avec le foie gras.
Un vrai champagne de table mais qui en donnera beaucoup plus dans 4/5 ans !

Riesling Schoenenbourg 99 de Lehman (St-Jacques aux endives caramélisés)

Parfaitement typique du riesling sur ce célèbre grand cru alsacien: nez d'agrumes, floral, légèrement pétrolé mais malheureusement le vin ne s'accordait pas avec le plat.




Chambolle-musigny 1er Cru les Charmes de D. Laurent 1991 (Chapon aux marrons et poires)


Superbe ! Une netteté de fruit digne d'un  LAURENT !  Une belle longueur, des tanins d'une grande finesse idéal autour de minuit pour basculer en 2006 !!



Fromages de Maitre Xavier

Coteaux du Layon du Domaine  des Sablonettes Cuvée les érables 1995 (nougat glacé de Laurent) 

La présence de sucre est superbement balancée par l'acidité, cela lui permet de se marier parfaitement avec le nougat.


Le lendemain une petite omelette aux truffes avec un  Chateauneuf
du pape 1998 du Domaine de la Mordorée
Notes de fruits rouges avec de la mûre, tanins soyeux, un tres belle longueur, ample  avec une puissance tout en finesse. Il aurait demandé à être carafé 4 à 5 heures (au lieu de 2h). Gros potentiel, à oublier pour quelques années !

 

Vendredi 16 décembre 2005

Petit Papa Noël Michel

 

 

 


Le 11/12/05, c'était Noël avant l'heure grâce à Patrick et Michel pour un repas dégustation d'anthologie. Michel est membre de l'association Culture et Goût fondée par le célèbre dégustateur Eric Verdier. Il est descendu de Paris avec 3 bouteilles de vins rouges à nous faire déguster et Patrick nous a sorti un Montrachet pour l'apéritif!

Pour accompagner ces vins, en entrée saumon fumé, plat gigot de sept heures magistralement préparé par Corinne, fromages et dessert.

Pour la recette du gigot de sept heures, aller voir ici

http://www.marmiton.org/recettes/recette.cfm?num_recette=12368

 


Montrachet 1992 Guy Amiot et Fils

 

Une robe très dorée. Un premier nez de pain grillé puis une évolution vers des notes de plus en plus insistantes et complexes de fleurs de vigne, menthe. La bouche apparaît de prime abord très massive et grasse. Comme pour le nez et suivant les conseils de Michel, nous laissons le vin s'aérer. Il évolue vers la minéralité avec des parfums très complexes, la longueur est stupéfiante, l'équilibre admirable. Un très grand Montrachet!



 

 

Saint Emilion Grand Cru La Gomerie 2002

 

Il s'agit d'un vin 100% merlot de la famille Bécot propriétaire du Château Beauséjour Bécot.

http://www.beausejour-becot.com/

La robe est grenat. Le nez est très plaisant avec un beau fruit (cassis). On retrouve ce fruit dans une bouche veloutée avec un élevage assez démonstratif qui se fait encore sentir avec des notes caramélisées. Toutefois, dans ce millésime difficile, le vin présente un léger creux en fin de bouche.

 

Gevrey Chambertin Combe-du-dessus 2003 Denis Mortet bouteille n°3097

 Une robe grenat très sombre pour un Bourgogne.Le nez d'abord discret nécessite une aération pour s'exprimer, il est délivre des notes de fruits noirs (mûres), de champignons. La bouche est incroyablement dense mais les tanins restent veloutés admirablement extraits, finale réglissée de grande classe. Au niveau des vins du domaine Leroy.

 

Saint-Joseph Domaine Monier 2003 cuvée Eric Verdier

 

Une cuvée vinifiée et élevée par Eric Verdier, 100% syrah, petits rendements.

La robe et noire! Nez intense sur la mûre avec des notes de violette, bouche massive et crémeuse avec des parfums de mûres et quelques notes boisées. Encore un très grand vin!



Eric Verdier publie chaque année un petit guide de vin , le Bottin Gourmand.

Vous pouvez le trouver ici

lhttp://www.linternaute.com/comparatif/fiche/953/le_palmares_des_meilleurs_vins_de_france_et_du_monde_2005.html


Mis à jour de l'article le 14/3/06 

C'est avec beaucoup de tristesse que j'ai appris le décès de Denis Mortet qui a été inhumé à Gevrey-Chambertin le jeudi 2 Février 2006. Je me permets de transmettre à son épouse les sincères condoléances d'un amateur anonyme de vin qui a été ébloui par les vins de Denis Mortet.

Mercredi 7 décembre 2005

Repas dégustation du 4 décembre 2005 chez Valérie et Eric

 


Menu du 4 Décembre 2005


Introduction

Velouté de potirons parsemé de girolles et lardons sous une  chantilly salée 

Flan aux crabes

Agneau à la romaine

Purée de pommes de terre de grand-mère  

Plateau de fromages

Tarte d’amandine

Coupelle de brick

 

 

Les vins


Champagne Drappier brut non dosé

Robe légèrement rosé. Nez sur des petits fruits rouges. Un cordon très fin avec des bulles peu nombreuses et une bouche corsée, un champagne de table mais qui poasse aussi très bien à l’apéritif. Une révélation.

 

Ruster ausbruch Mantlherof 1983 (vin autrichien)

Robe vieil or. Nez complexe : encaustique, cire, orange amère. Bouche sans concentration excessive avec une nervosité rafraîchissante, des arômes de d’orange amère et de litchi. Sur des vieux liquoreux comme celui-ci, la sensation de sucrosité s’estompe.

 

Vin jaune Château d’Arlay 1996

Robe dorée, nez classique sur la noix verte. Bouche marquée par une acidité assez présente et une bonne longueur avec une finale sur la noix. On peut lui reprocher un certain manque de gras et de complexité.

 

Château La Tour Martillac 1996 Pessac-Leognan blanc

Robe dorée claire. Nez fumé avec une touche iodée. Bouche bien équilibrée entre gras et vivacité, en bouche des arômes de poire verte ou carambole. Excellent accord avec le flan aux crabes.

 

Gevrey La Combe aux Moines 1990 Philippe Leclerc

Un étiquette baroque qu’on verrait volontiers imprimé sur le blouson de cuir d’un Hell’s Angel faisant la nationale 66 avec sa Harley.

Robe grenat avec une frange orangée. Nez présentant une légère réduction puis s’épurant sur un registre de cuir. Bouche avec un caractère terrien typique des vins de Gevrey, une certaine rusticité de bon aloi. Le vin a encore de la réserve et des tanins, il est nettement plus convainquant que le Cazetier 1988 dégusté précédemment.

 

Châteauneuf du Pape Château Rayas 1995

Le dernier millésime vinifié par Jacques Reynaud !

Robe grenat profond, nez framboisé et minéral. En bouche un vin admirable qui réussit l’alliance entre concentration et finesse. Il ira très loin.

 

Pauillac Château Lynch Bages 1990

Robe grenat très foncé. Nez de poivron grillé, de tabac classique du bordelais. Bouche concentrée et puissante, grande longueur mais n’atteint pas le niveau de Montrose 1990.

 

Clos de la Roche vieilles vignes 1995 Domaine Ponsot

Robe rubis, nez sur la cerise à l’eau de vie avec des notes épicées. Bouche fine et moelleuse mais retenue et délivrant peu d’arômes. Un vin qu’on a du mal à comprendre. Les vins du domaine Ponsot ne « sortent » pas trop dans nos dégustations.

 

Tannat vintage Maydie Domaine d’Aydie 2002

Une curiosité, du tannat vintage. Nez puissant sur la mûre fraîche, bouche moelleuse sur ce fruit noir avec une grande longueur. Une belle réussite.



 

Pour finir, Laurent nous a fait le plaisir de nous relire son poème.


Que ce soit pour du rouge, que ce soit pour du blanc,

Que ce soit très tannique, moelleux ou pétillant,

Que ce soit pour goûter aux plaisirs de la table,

Que ce soit pour un trou tout à fait délectable,

Que ce soit dans le plus grand des recueillements,

Que ce soit pour la joie et le contentement,

Depuis dix ans déjà nous nous réunissons

Afin de nous pencher sur ce que nous buvons.

Combien de vins ensemble avons nous dégustés,

Je ne puis être sûr de pouvoir les compter.

Maintes dégustations avec thèmes nous fîmes

Qui de notre ignorance firent découvrir l’abîme.

Celle de Châteauneuf prit l’allure d’un drame

Car dans maintes erreurs, nous nous précipitâmes.

Bourgogne fut clamé, trouvant même un Ponsot

La suite montra que nous n’étions que des sots.

Mais laissons cela et tentons de décrire

Quels traits saillants de nous peuvent faire sourire.

Certains de la Syrah perçoivent les effluves

Repèrent le Mourvèdre dans le verre ou la cuve,

Mais s’esclaffent tout haut des nobles tanins zans

Qui dans les vins racés sont chaque fois présents.

D’aucuns en montagne hissent leurs beaux flacons

Et comparent leur ivresse avec celle des monts.

Leur science pour le vin est fort développée

Et pour les deviner nous a souvent trompés.

Il en est qui se plaignent du bouquet alcooleux

Qu’ils trouvent tout le temps dans les vins jeunes ou vieux

Mais si pour une fête, il faut honneur qu’on fasse,

L’alcool est oublié et leur cave trépasse.

D’autres pour les moelleux ont quelques aversions

Car le sucre est pour eux comme une régression.

Le rouge et lui seul trouve grâce à leurs yeux

Si toutefois son prix est assez onéreux.

Quelques grincheux grimacent de souvent percevoir

Un boisé trop présent, une réduction notoire

Et dans tout ce qu’ils goûtent ne peuvent s’empêcher

De trouver quelque chose qui va bien les fâcher.

Si l’un de vous messieurs ne s’est point reconnu

Les autres j’en suis sûr lui ouvriront la vue.

Maintenant il est temps de cesser tout discours

Car nous avons à faire durant ces quelques jours.

Levons donc nos verres, et pour dix ans encore,

Aux vins de toutes sortes, consacrons nos efforts.

 

Lundi 28 novembre 2005

Retour sur 10 années de dégustation


Retour sur ce week-end de dégustation mémorable avec les photos prises par Eric et le texte en alexandrin écrit par Laurent.

 


Le champagne Salon remplit les flûtes

 

 

La Richemone et La Tâche


 


Avalanche de grandes bouteilles


 

La déclaration de Laurent en alexandrins

  

 

 

Dégustation: trois Languedoc et un Baux-de-Provence


Le thème: 3 vins du même région et un pirate, deux vins d'un même propriétaire


Vin n°1

Robe grenat évolué, nez avec du fruit, bouche très tannique marquée par du fruit confituré


Vin n°2

Robe très sombre grenat foncé.

Légère réduction à l'ouverture disparaissant à l'aération vers un beau fruit. Bouche moelleuse avec une belle longueur trahissant un raisin d'une très grande maturité. Arômes très plaisants avec des notes de cassis. Le vin a gardé une acidité qui lui donne de la fraicheur. Certains dégustateurs craignent toutefois que le côté surmûr avec ses arômes insistants finissent par lasser.


Vin n°3

Robe grenat peu évolué. Nez s'ouvrant vers du fruit et des épices mais la bouche reste tannique avec des arômes de type VDN en final.


Vin n°4

Robe grenat, nez framboisé, touches végétales de rhubarbe, bouche restant fraiche avec une texture plutôt aérienne. Un vin équilibré, long et subtil.


Les réflexions des dégustateurs

Les vins 1, 2 et 3 semblent de type sudiste et plutôt Languedoc-Roussillon.

Les vins 1 et 3 semblent du même propriétaire avec ce côté tannique.

Le vin n°4 perturbe les dégustateurs avec un nez qui pourrait par certains côtés rappeler le cépage cabernet et cette texture fine les vins de Loire.


La solution


Vin n°1

Mas Jullien Côteaux du Languedoc 1999

Encépagement complexe grenache, syrah, carignan, etc...

propriétaire Olivier Jullien


Vin n°2

La Grange des Pères 1999 Vin de Pays de l'Hérault

Encépagement: principalement syrah mourvèdre

Propriétaire Laurent Vaillé à Aniane


Vin n°3

Mas Jullien 1998


Vin n°4

Domaine de Trévallon 1999 Vin de Pays des Bouches-du-Rhône

Exclu de l'appellation Baux-de-Provence à cause de son encépagement 50% cabernet-sauvignon, 50% syrah

Propriétaire Eloi Dürrbach à Saint-Etienne-du-Grès


Conclusion


Confirmation de la qualité de deux grands vins La Grange des Pères et le domaine de Trévallon. Pour le Mas jullien, le vin semble en retrait par rapport aux productions précédentes d'Olivier Jullien notamment l'ancienne  cuvée des Cailloutis. Le fait de ne plus faire de sélection et de ne produire plus qu'une seule cuvée donne au vin un caractère un peu rustique.



 


Que ce soit pour du rouge, que ce soit pour du blanc,

Que ce soit très tannique, moelleux ou pétillant,

Que ce soit pour goûter aux plaisirs de la table,

Que ce soit pour un trou tout à fait délectable,

Que ce soit dans le plus grand des recueillements,

Que ce soit pour la joie et le contentement,

Depuis dix ans déjà nous nous réunissons

Afin de nous pencher sur ce que nous buvons.

Combien de vins ensemble avons nous dégustés,

Je ne puis être sûr de pouvoir les compter.

Maintes dégustations avec thèmes nous fîmes

Qui de notre ignorance firent découvrir l’abîme.

Celle de Châteauneuf prit l’allure d’un drame

Car dans maintes erreurs, nous nous précipitâmes.

Bourgogne fut clamé, trouvant même un Ponsot

La suite montra que nous n’étions que des sots.

Mais laissons cela et tentons de décrire

Quels traits saillants de nous peuvent faire sourire.

Certains de la Syrah perçoivent les effluves

Repèrent le Mourvèdre dans le verre ou la cuve,

Mais s’esclaffent tout haut des nobles tanins zans

Qui dans les vins racés sont chaque fois présents.

D’aucuns en montagne hissent leurs beaux flacons

Et comparent leur ivresse avec celle des monts.

Leur science pour le vin est fort développée

Et pour les deviner nous a souvent trompés.

Il en est qui se plaignent du bouquet alcooleux

Qu’ils trouvent tout le temps dans les vins jeunes ou vieux

Mais si pour une fête, il faut honneur qu’on fasse,

L’alcool est oublié et leur cave trépasse.

D’autres pour les moelleux ont quelques aversions

Car le sucre est pour eux comme une régression.

Le rouge et lui seul trouve grâce à leurs yeux

Si toutefois son prix est assez onéreux.

Quelques grincheux grimacent de souvent percevoir

Un boisé trop présent, une réduction notoire

Et dans tout ce qu’ils goûtent ne peuvent s’empêcher

De trouver quelque chose qui va bien les fâcher.

Si l’un de vous messieurs ne s’est point reconnu

Les autres j’en suis sûr lui ouvriront la vue.

Maintenant il est temps de cesser tout discours

Car nous avons à faire durant ces quelques jours.

Levons donc nos verres, et pour dix ans encore,

Aux vins de toutes sortes, consacrons nos efforts.



Après la dégustation d'anniversaire, nous reprenons notre cycle "normal" avec une dégustation à l'aveugle chez Hervé le 18 novembre 2005

Calendrier

Juillet 2009
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus