10 octobre 2008: dégustations à l'aveugle de quatre vins du millésime 1998
Saint Joseph 1998 Domaine JL Chave
Robe rubis dégradé sur la frange. Nez évolué et complexe, humus, cuir, épices, touches fumées. La bouche est tonnique avec des tanins polis à grains fins, bonne
longueur, finale minérale (notes de peirre chaude).
Les dégustateurs ont reconnu une syrah "nordiste".
Côteaux du Languedoc Montpeyroux 1998 L'esprit de Font Caude Alain Chabanon
Robe grenat sombre. Nez puissant, laurier, fruits rouges. Bouche volumineuse avec un côté épicé/garrigue, notes de menthol en final, les tanins sont encore bien
présents. Les dégustateurs situent ce vin dans le sud mais sans identifier une syrah.
Châteauneuf du Pape 1998 Domaine du Pegau
Cette bouteille semble présenter un défaut avec des notes ascétiques au nez et une bouche rustique et asséchante. D'autres bouteilles du même millésime s'était bien
mieux goûtées auparavant.
Cahors Le Cèdre 1998
Robe grenat opaque. Nez marqué au départ par des notes d'élevage en barrique puis du fruit apparaît à l'aération (cassis). La bouche présente une attaque au départ assez souple puis les tanins
fins reviennent en finale , bonne longueur avec des notes de pruneaux à l'eau de vie. Un vin encore à attendre et reconnu par les dégustateurs.
Ce repas, réservé de longue date pour le 8 octobre 2008, a été compromis par la faute d'un virus particulièrement pernicieux. En effet, je me suis retrouvé
la veille nauséeux et privé d'appétit! Devant cette situation embarassante et tout à fait inhabituelle en ce qui me concerne, il fallait opter pour des mesures drastiques. Un jeûne de quasiment
trente heures plus une promenade dans les bois autour du restaurant ont remis mon système digestif en état pour "attaquer" le soir le menu "Découverte et nature"!
Aucune fausse note à déplorer, tout a été parfait dans la qualité des produits ou dans la présentation et la cuisson des plats. Si je devais retenir un point marquant dans cette cuisine,
c'est l'incroyable variété de goût des légumes et leur synergie dans les plats.
Mises en bouches
Le gargouillou de jeunes légumes; graines et herbes; panais fromagé
Le saint-pierre poêlé dans un beurre au curry; artichauds et liseron d'eau; huile d'olive et basilics
parfumés
Le foie gras de canard grillé; butternut confit, feuilles de moutarde; réglisse et rau-ram
(photo indisponible dsl)
Aligot d'ici à la truffe de Comprégnac
La selle d'agneau allaiton rôtie à la braise; celeri boule de marbre et pomme akane; citron doux et le jus
perlé à la reine de prés
Les fromages de l'Aveyron et d'à côté
Le biscuit tiède au potimaron; crème glacée au café fort
Poire william pochée au beurre sur un croquant meringué; courge et une crème au beurre salé; mousse aux
chataîgnes et arachide glacée
Pour le vin, j'ai choisi en blanc une demi bouteille de Chablis Les Clos 2001 du domaine Dauvissat et en rouge une bouteille de légende, un Nuits Saint
Georges 1993 de Henri Jayer, le "magicien" de la Bourgogne.
Repas-dégustation chez Noëlle et Jean-Claude
Menu
Verrines de courgettes
Roulades de saumon aux asperges , sauce aux crevettes et chèvre frais
Filet mignon en croûte avec ses champignons farcis
Fromages de Max Sena
Charlotte au chocolat
Dolce vita d'Octave
Les vins
Champagne Pierre Montcuit cuvée Nicole Montcuit 1998
Un beau nez miellé, un champagne très concentré avec un gras étonnant pour une cuvée 100 % chardonnay (vieilles vignes), beaucoup de profondeur de goût.
Champagne rosé 1999 André et Jacques Beaufort (doux)
Une couleur rosé très marquée, un fruit écalatant avec de la fraise, fruits de la passion, un caractère baroque qui ne laisse pas indifférent.
Coulée de Serrant1998
Une couleur et un nez de type vendanges tardives, encaustique, coing. La bouche est sèche, concentrée avec quelques nuances oxydatives mais elle se complexifie et évolue dans le verre.
Mantlerhof Grüener Veltiner 1986 (vin autrichien)
Une robe ambrée. Un nez fumé, fruits confits, rhubarbe. La bouche a "mangé" son sucre résiduel, elle est concentrée mais équilibrée par l'acidité et le caractère fumé marque le vin en finale. Très beau.
Griottes Chambertin 1993 Domaine Ponsot
Une robe rubis dense, un vin qui semble non filtré. Nez classique et assez complexe de pinot avec des notes de fruits rouges (cassis) et de la prunelle. La bouche bien relevé par l'acidité présente un caractère terrien mais finit un peu maigre en finale.
Charmes Chambertin vieilles vignes 1993 Domaine Joseph Roty
La robe est plus sombre que le vin précédent. Le nez est plus réservé, il s'ouvre sur des notes de café, de fruits rouges compotés. La bouche en revanche est riche et dense avec ces notes de fruits rouges confits, un vin encore jeune qui a beaucoup de réserve.
Le Grand Rouge de Revelette 2001 Coteaux d'Aix
Robe jeune, grenat profond. Nez de fruits noirs. Bouche souple en attaque puis les tanins fins reviennent en finale. Bonne complexité aromatique avec des touches chocolatées.
Faugères La Valinière 1996 Domaine Léon Barral
Vin non
dégusté à cause d'un problème de bouchon.
Nuits Saint-Georges Les Lavières 1997 Domaine Leroy
Un bourgogne magique qui allie souplesse (très beau fruit) et une certaine fermeté (notes minérales). On ne s'en lasse pas et la bouteille finit hélas trop tôt.
Coteaux du Layon cuvée grains nobles Maria Juby 1993 Patrick Baudoin
Une robe orangée! Nez de zest d'orange, de coing. Bouche suave, complexe avec une finale interminable, très bon équilibre.
Reprise des activités du club de dégustation après les vacances avec quatre vins très plaisants.
Saumur 2006 Manoir de la Tête Rouge Guillaume Reynouard
Beau nez pur de moût de raisin, de pomme grany. Bouche concentrée, droite et vive, fine amertume en finale donnant une touche minérale (silex). Excellent.
Cour Cheverny cuvée tendresse 2002 Michel Gendrier
Robe jaune citron soutenu. Nez complexe et changeant avec des notes d’hydrocarbures, zest d’orange, anis. Bouche riche demi-sèche, finale longue et équilibrée par une fine acidité. Dégusté à l’aveugle, on l’a confondu avec une belle vendange tardive alsacienne.
Irrouleguy 2006 domaine Ilarria
Robe grenat sombre. Nez sur une purée de fruits rouges. La bouche se montre relativement souple et fruitée avec un peu de mâche en finale. " Un vin avec un côté nature près du fruit " relève un dégustateur. Ce n’est pas un hasard, le domaine travaille en bio.
Minervois cuvée Sylla 1998 domaine Borie de Maurel
Robe noire avec un léger dégradé sur la frange. Nez puissant de tapenade, de mûre. Bouche avec des tanins relativement fondus, des aromes de mûres et une finale sur
le zan. Un style quelque peu baroque pour cette belle syrah languedocienne.
Un repas au mois d'âout:
Cette rencontre d'amateurs en terre Percheronne était prévue de longue date. Elle se voulait centrée autour de grands crus du
Médoc que nous eûmes à coeur de bien accompagner.
Brut Selosse (dégorgement 12 / 05):
Couleur soutenue pour un champagne. Grande complexité au nez ( fruits secs, fines touches de noix, sensation truffée), bouche très longue à la minéralité crayeuse .
Aube des temps viognier 91:
Robe très soutenue (plus par sa densité que par sa couleur). C'est un vin riche qui mêle le fruit à de fines notes boisées .Grande longueur en bouche et aucune trace d'usure!
Coulée de Serrant 90:(carafée 5h)
Couleur jaune paille clair. Nez de grande classe qui évolue à l'aération sur des notes fruitées (coing), minérales (terpènes) végérales (fougères?). La bouche ample, à la
longueur "coupée" par l'amertume finale, suggére que le vin garde encore un bon potentiel d'évolution.
Sociando-Mallet 90:(carafé 1h 30)
Si la robe apparait sombre, elle montre des signes évidents d'évolution sur les bords.Nez classique de grand Médoc,cassis, pointe truffée, poivron grillé. Bouche longue aux tanins
patinés.
Latour 90:(carafé 2h)
Plus sombre de robe, Latour justifie son rang face au (très beau) vin précédent. Il exprime de délicates notes de fruits (compôte de fruits rouges ),d'épices, café, d'humus. Le toucher de
bouche est délicat avec une belle présence arômatique, les tannins serrés et très fins émergent d'une finale extrêmement longue.
Haut-Brion 89:(carafé 4h)
Robe plus légère que Latour avec plus de traces d'évolution.Au nez il est plus expressif que le précédent ( fruits compotés, truffe, sous-bois, réglisse...). La bouche, d'une profondeur
étonnante,structurée par des tanins plus fermes et toniques que le Latour, est d'une persistante étonnante.
Sans être amateur de Bordeaux rouges, on ne peut que s'incliner devant ces deux vins.
Rayas 84:
Passer après de telles "pointures" pouvait se révéler difficile pour n'importe quel vin surtout dans un petit millésime. Il n'en fut rien! Rayas tint son rang avec d'autres arguments.
Robe rubis foncé aux reflets briques, plus légère que les deux vins précédents.Le nez s'ouvre petit à petit avec beaucoup de délicatesse : purée de fruits rouges, framboise, sucre
d'orge, gentiane ... En bouche on a la sensation d'un vin "vivant",très changeant dans ses arômes, long, aux tanins fondus, qui s'épanouit sur une fine amertume.
Pignan 86:
A peine gôuté. Dans l'esprit de Rayas(évidemment), plus léger, au fruit délicat, peut-être en léger déclin.
| Février 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | ||||||
| 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | ||||
| 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | ||||
| 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | ||||
| 27 | 28 | 29 | ||||||||
|
||||||||||