vin et gastronomie

Samedi 12 mai 2007 6 12 /05 /2007 10:11

Mercredi 9 Mai 2007

 Michel (membre de "culture et goût" http://www.cultureetgout.com/index.htm) de passage à Toulouse a apporté un grand vin italien, découverte d'Eric Verdier. Nous l'avons bu en compagnie de quelques autres dont je vous propose un bref compte-rendu de dégustation. 

Champagne Egly-Ouriet Brut blancs de noirs vieilles vignes

Ce champagne est élaboré uniquement à partir de vieux pinots noirs avec 48 mois sur lies. En bouche, le vin est particulièrement corsé, ce n'est pas un champagne en dentelles!

Chablis grand cru Moutonne 1995 domaine Long-Depaquit

Lorsqu'on est patient avec les grands blancs de Bourgogne, on a la chance de déguster des vins comme celui-là avec une matière assagie, onctueuse donnant de beaux arômes miellés.   

Gevrey Champeaux 2004 domaine Denis Mortet

Dans un millésime à priori difficile, Denis Mortet a réussi ce vin extraordinaire par son alliance entre une grande maturité donnant des arômes fruités et des tanins très fins qui donnent une certaine droiture et de la noblesse. Une leçon d'exploitation du terroir!

Brunello di Montalcino 1999 Madonna del Pierro

Difficile de passer après le vin de Denis Mortet! Et pourtant ce vin italien a relevé le défi avec une robe noire, des parfums de menthe et de laurier, la bouche est d'une extrême densité sans austérité. Un beau représentant de ce très grand  terroir assurément.

Dimanche 29 avril 2007 7 29 /04 /2007 22:38

Le millésime 1997

 

27 avril 2007

  Nous poursuivons notre étude des millésimes par une dégustation à l'aveugle de vins du millésime 1997. Est-ce un effet de la fatigue ou du caractère spécial du millésime avec des vins parfois atypiques, bref nous n'avons pas été très brillant pour reconnaitre les vins.

Côteau champenois Les Riceys 1997 Horiot Père et Fils

Belle robe rubis brillante, nez de bonbons acidulés avec un peu de coriandre. Bouche fraiche soutenue par une acidité vive, le vin termine court. Un vin qui ne vieillira plus.

Chinon Beaumont 1997 Pierre Breton

Le premier nez fait resortir des notes giboyeuses qui disparaissent à l'aération. Ensuite viennent des notes fumées, de fruits compotés, de cuir. La bouche présente un fruit assez persistant avec un léger manque de moelleux en fin de bouche. (nous avons d'abord pensé à un grenache du fait de sa grande maturité).

Bourgueil Les Perrières 1997 Pierre Breton

Un vin du même propriétaire mais d'un tout autre style! Le nez délivre des notes torréfiées de café. La bouche est plus droite que le précédént avec des tanns fins mais plus présents, une finale sur des fruits rouges.

Pommard Epenots 1997 Dom. Laurent

Le vins n'a pas pu être dégusté car mes 3 bouteilles étaient bouchonnées! La faute à des bouchons spongieux qui n'ont pas supporté le vieillissement et irrémédiablement abimé les vins. Je devient de plus en plus partisan du bouchon synthétique.

Pommard  Clos des Epeneaux 1991 Domaine des Epeneaux

http://www.domaine-des-epeneaux.com/

Vous vous demandez pourquoi ce vin figure dans la dégustation. Il s'agit d'une erreur de votre serviteur! Perturbé par les vins bouchonnés précédents, je suis descendu rechercher dans ma cave le Clos des Epeneaux 1997 que j'ai prestement dissimulé aux autres dégustateurs sans m'apercevoir que j'avais pris la bouteille du millésime 1991!

La robe est quasiment la plus sombre des vins de la dégustation. Le nez délivre avec retenue des notes de fruits et d'épices. La bouche est dense, profonde mais avec des tanins encore présents. Regouté le lendemain, le vin s'est révélé plus aromatique.

Samedi 24 mars 2007 6 24 /03 /2007 16:21

Le millésime 1997

  Laurent nous propose une revue du millésime 1997 à travers cette dégustation à l'aveugle de 4 vins embématiques de leurs appellations et quasiment en mono-cépage. Un vieillissement de 10 ans est en effet un bon seuil pour juger de la qualité de vieillissement des vins.

 Quelles ont été les conditions générales du millésime ? Dans son numéro Spécial Millésime 1997, la RVF indique: "Clairement le millésime 1997 n'est pas une grande année. Et ce, nulle part en France, à une ou deux exception près". Dans ce millésime,  soit les vins manquent de maturité, soit ils présentent  une faible acidité  avec un risque d'évolution rapide. Parmi les régions ou appellations qui ont néanmoins réussi un beau millésime, la RVF cite la Loire pour les vins blancs et Bandol et Madiran pour les vins rouges.

 

Côtes du Roussillon La Muntada 1997 Domaine Gauby

Belle robe rubis sombre et brillante. Nez gourmand, vanillé avec du fruit rouge, bonbon acidulé. Bouche assez fondue, riche, avec du caramel au lait en finale. Un vin agréable mais il manque un peu de complexité. Un assemblage de 90% de syrah et de 10% de grenache, Eric est le seul dégustateur à avoir reconnu la syrah comme cépage dominant avec comme indice des notes de violette, bravo!

Bandol cuvée Saint Ferréol 1997 Domaine de la Tour du Bon

Robe plus sombre que le précédent, dégradée sur la frange. Nez réservé, assez droit, notes de pruneau et de cacao au réchauffement. La bouche est profonde et complexe avec des tanins encore présents, la finale poivrée signe le caractère du mourvèdre qu' Hervé et Eric ont reconnu lorsque le vin est revenu en deuxième dégustation.  

Chinon Clos de l'Echo cuvée crescendo 1997 Couly-Dutheil

Robe grenat brillante. Beau nez de poivrons grillés et de fruits rouge, petite touche vanillée. Bouche avec une texture fine et serrée avec du fruit (framboise) et une finale sur du tabac froid. Très typique de son cépage, le cabernet franc.

Madiran Montus prestige 1997 Alain Brumont

Le nez animal jusqu'à l'excès et la bouche déstructurée traduisent un problème de fermentation (contamination par des brets ? ). Ce vin avait déjà été changé par la propriété. Malheureusement il semble que ce problème de faux goûts affecte une grande partie des bouteilles de ce millésime.

 

 

Lundi 12 mars 2007 1 12 /03 /2007 17:23

 

Repas dégustation chez Nadine et Laurent autour du millésime 1991

1991 "L'année terrible!"

  C'est par ce titre choc que débutait l'éditorial de Thierry Desseauve dans le numéro spécial millésime 1991 de La Revue du Vin de France. Je continue à citer cet éditorial pour se remémorer les conditions climatiques de 1991 : "En une seule nuit, à la fin du mois d'avril, un gel d'une intensité jamais atteinte depuis 30 ans a détruit les premiers bourgeons de la vigne dans l'ouest et le sud de la France. Dès cet instant, on savait que la production serait drastiquement réduite. Côté qualité, on se doutait que ce serait dur... Car après un bon été et un début septembre superbe, il a fallu composer avec la pluie : certains s'y sont cassé  les dents. Bref, entre les problèmes de différences de maturité et ceux de la dilution, l'année demandait du talent".

  Pour autant, les conditions climatiques ont permis de réussir un millésime honorable dans certains vignobles notamment en Bourgogne. Sur la côte Chalonnaise et dans le maconnais, 1991 reste un des plus grands millésimes depuis 1947 et aussi un des plus méconnus! Ce repas dégustation avec comme thème le millésime 1991 va nous permettre d'étalonner ce millésime avec des vins qui ont vieilli 16 ans dans la cave de Laurent.

1) Le menu

Bretzels

Carpaccio de Saint-Jacques à l'huile de truffe

Crumble au foie gras

Brandade de lapin et cèpes

Coq au vin

Mousse au Chocolat et ses petits sablés 

2) Les vins

Champagne P.Montcuit Cuvée Nicole Montcuit 1991

Robe or pâle, nez de raisins secs, bouche minéral avec des arômes évolués et complexes, le cordon de bulles est très fin.

Macon Clessé Domaine de la Bongran (Thévenet) 1991

Nez puissant de miel, fleurs et agrumes. Bouche moelleuse avec des notes beurrées et une  grande longueur. On l'a pris pour un premier cru de Chassagne voire même un grand cru!

Jurançon Clos Lapeyre Cuvée prestige 1991

Robe vieil or. La truffe jaillit au nez, puis du coing, de la tapenade. En bouche la liqueur s'est fondue et est équilibrée par une belle acidité, la longueur est stupéfiante.

Vosne Beaumont Dom. Laurent 1991

Robe rubis bien évoluée. Nez complexe de sous-bois avec de la griotte. En bouche, les tanins sont bien assouplis et la longueur appréciable. Un vin à point mais qui peut encore tenir.

Vosne Beaumont Camille Giroud 1991

Robe rubis sombre. nez assez strict de fruits compotés, de jus de viande. La bouche fait plus concentrée que le précédent mais délivre moins d'arômes, un vin de gros potentiel pas encore à point.

Charmes Chambertin très v. v. Joseph Roty 1991

Robe rubis terne. Nez racé de rafle, de ronce. Bouche très concentrée avec des tanins très fins, la longueur signe le grand vin. Un palier au-dessus par rapport aux deux premiers crus précédents.  Un vin qui avait obtenu 5 étoiles dans la RVF. 

Chambertin  Dom. Laurent 1991

Robe très sombre comme le Roty. Nez plus enrobé avec encore beaucoup de fruits. La bouche ronde et suave est d'une très grande profondeur, assurément le plus grand vin rouge de la dégustation. Il vient de la partie haute du Chambertin avec des rendements très bas.

Gaillac Quintessence grains d'hiver Domaine de la Ramaye 1991

Des raisins récoltés le 14/14/91 avec des rendements ridicules! Elevage en fûts pendant cinq ans, 40 grammes de sucre résiduel. Robe orangée, nez de pommes cuites, de cire d'abeille. Bouche demi-liquoreuse finissant sur des notes de thé, d'antésite.

Saumur Champigny Clos Rougeard 1990

Comme les convives réclament une autre bouteille, Laurent ramène ce magnifique vin des frères Foucault dans ce millésime prestigieux qui a fait de l'ombre au suivant. Le nez est chocolaté avec du poivron grillé rappelant ce millésime solaire. La  bouche est parfaitement équilibrée avec des tanins fondus et des arômes bien présents. Quel talent!

 


 

 

Samedi 3 mars 2007 6 03 /03 /2007 16:30

Dégustation de Volnay et Pommard

  Lorqu'on veut caractériser les vins de ces deux communes de la Côte de Beaune, on associe à Pommard des vins plutôt charpentés tandis que ceux de Volnay seraient surtout remarquables par leur élégance et leur finesse. Camille Rodier à l'origine de la Confrérie des Chevaliers du Tastevin écrivait à propos des vins de Volnay : "Après les Musigny, ils sont les plus fins de toute la Bourgogne". En bref, les vins de Pommard seraient plutôt virils tandis que ceux de Volnay seraient plus féminins. Cette distinction se vérifie-t-elle à l'épreuve de la dégustation?

Pour cette dégustation, nous utilisons des verres Riedel modèle Bourgogne rouge

Volnay Clos des Chênes vieilles vignes 2000 Dom. Laurent

Robe sombre et terne traduisant un vin non filtré. Nez sauvage et complexe de terre humide avec un peu de cerise à l'eau de vie. Bouche tendue avec des tanins fins, des notes de rafles. Belle évolution à l'aération qui accentue le côté sauvage du vin et sa profondeur, un vin qui a beaucoup de réserve.

Pommard Epenots 2001 Vaudoisey-Creusefond

Robe plus claire. Le premier nez fait ressortir des arômes de fût qui s'atténuent à l'aération, la bouche est assez baroque avec des arômes exotiques et d'épices. On ressent en bouche une extraction de tanins doux, la finale revient sur des notes de zan. Un vin agréable mais qui pourrait lasser par son côté un peu "racoleur".

Pommard Rugiens 2001 JM Bouley

On revient sur un nez d'humus avec de la framboise. La bouche reprend les arômes du nez avec des tanins fins et relativement souples, bonne longueur, un vin agréable.

Volnay Santenots 2001 Dom. Laurent

  Les 2 premières bouteilles sorties de la cave s'avèrent bouchonnées! Pourtant les bouchons utilisés par Dom. Laurent sont particulièrement longs et de qualité. Donc est-ce la faute à pas de chance? Il convient de nuancer et de se poser sérieusement la question de la nécessité d'utiliser des bouchons en liège au vu de la pénurie de liège de qualité. En Nouvelle-Zélande, les producteurs de vins n'utilisent plus que des bouchons synthétiques. En France, certaines propriétés comme le domaine  Laroche à Chablis ont aussi complètement basculé vers ce type de bouchon totalement sûr pour le vin. La question qui subsiste est de savoir si ce type de bouchon convient pour le vieillissement à long terme du vin.

La robe est sombre et terne comme le premier Volnay. Le nez fait de nouveau ressortir ces notes d'humus mais avec plus de fruit que dans le premier Volnay (framboise). La bouche est plutôt tonique et de bonne longueur.

Conclusion

  Plus que l'origine de la commune, c'est le style de vignification qui détermine le caractère du vin. Les deux Volnay se sont montrés plus "virils" que les Pommard, réfutant ainsi les idées pré-concues du départ. La caractère commun de ces deux communes est de donner aux vins ces arômes nobles de terre mouillée mêlés au traditionnel fruit du pinot noir.

 

 

Calendrier

Mars 2010
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31        
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur OverBlog - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés